Ils ont une nouvelle fois souligné que l'on ne touchait pas à l'âge de la pension, ni aux revenus des 2 millions de pensionnés actuels, et que les mesures en matière de pensions concernent la prépension car il est indispensable pour la survie du système de sécurité sociale d'augmenter le taux d'emploi de la tranche des 55-59 ans.
Le principe de base de la réforme des pensions est d'augmenter progressivement d'ici 2016 l'âge minimum de la pension anticipée à 62 ans avec 40 ans de carrière.
Le gouvernement a accepté trois mesures transitoires. La première vise ceux qui sont aujourd'hui au seuil de la pension anticipée, la deuxième vise à respecter les choix qui ont été faits par le passé et la troisième concerne les périodes assimilées.
En ce qui concerne l'emploi, les aménagements concernent l'allocation d'insertion, le régime de chômage avec complément d'entreprise, les crédits-temps et les fins de carrière.
L’UCM dénonce, quant à elle, des corrections qui vont surtout dans le sens voulu par les syndicats : « Certaines corrections sont tout simplement logiques. D'autres sont plus difficiles à accepter pour les employeurs, comme l'extension de l'obligation de remplacement pour les prépensions ou les règles des crédits-temps, pratiquement ingérables dans les PME », réagit-elle dans un communiqué.
L'organisation patronale espère que les concessions faites signifient la fin de l'agitation sociale et rappelle en outre au gouvernement ses engagements, notamment sa promesse de réduire de 30 % les charges administratives des entreprises.
Enfin, l’Union des classes moyennes plaide pour l'amélioration du statut social des indépendants et en particulier pour l’alignement du montant des pensions de retraite sur les minima des salariés.