La région wallonne compte 993.185 postes de travail salarié et 265.782 indépendants.
Après un recul en 2009 dû à la crise économique, l’emploi salarié a progressé de +1,7% en Wallonie entre le 1er trimestre 2010 et le 1er trimestre 2011 et, de +1,2% entre le 3ème trimestre 2010 et le 3ème trimestre 2011.
En 2011, 264.000 offres d’emploi ont été diffusées via le site internet du Forem, ce qui représente une hausse de +18,5% par rapport à 2010. A noter que l’activité intérimaire a progressé de 9,6% en un an. Outre cela, la demande d’emploi a chuté de -2,4% entre décembre 2010 et décembre 2011, ce qui porte l’indicateur de l’emploi à 13,7%. Il était de 14% en décembre 2010. La baisse peut paraitre minime (-0,3% point de pourcentage) mais elle vient renforcer un mouvement de recul amorcé un an plus tôt.
Le chômage, le défi majeur pour la région
Un bémol cependant : le taux de chômage reste élevé. Fin décembre 2010, la Wallonie comptait encore 212.751 personnes sans emploi. Un demandeur d’emploi sur cinq a moins de 25 ans. Par ailleurs, plus de 50% des personnes au chômage n’ont pas dépassé le niveau de l’enseignement secondaire et, quatre chômeurs sur dix sont inoccupés depuis plus de deux ans.
Ce sont autant d’indications qui poussent à proposer une offre d’accompagnement individualisé et personnalisé. « 2012 pourrait générer une certaine fragilité du marché de l'emploi. Et nous devons mobiliser une réserve de main d'œuvre parmi les chômeurs », a cependant précisé Marie-Kristine Vanbockestal, administratrice générale du Forem.
Le Forem doit ainsi se prémunir contre ces phénomènes conjoncturels en préparant sa réserve de main d’œuvre que l’on pourrait mobiliser pour rencontrer les offres d’emploi qui subsistent, poursuit l’administratrice.
Nouveau cadre d'action mis en place
De son côté, André Antoine place quatre priorités pour 2012 : accompagner les personnes vers l’emploi de manière personnalisée, rapprocher l’offre et la demande de travail, favoriser une plus grande mobilité interrégionale grâce notamment à la formation en langue et booster l’esprit d’entreprise. Car pour le ministre, le statut d’indépendant équivaut aussi à un emploi. Et le Forem doit s’y intéresser.
Enfin, l’un des défi majeur de la région restera le chômage des plus de 50 ans qui ne cesse, lui, de progresser.