Formation & développement
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9 juillet 2012 //
Tout ne semble pas aller pour le mieux dans le monde des formations. Les responsables du learning & development se concentrent uniquement sur le moment présent, alors que le monde évolue à toute vitesse. Les fonds et les subsides régissent la politique de formation. Seuls les nouveaux collaborateurs et les hauts potentiels bénéficient de formations. Tels sont quelques-uns des résultats de l’étude belge en la matière. Heureusement, cette enquête révèle aussi que les formes d’apprentissage sont de plus en plus diversifiées et que les formateurs et les acheteurs de formations sont de plus en plus sur la même longueur d’onde.

Bedrijfsopleidingen.be et Stimulearning ont interrogé, pour la sixième fois, près de 250 professionnels du L&D sur les tendances du secteur de la formation et du développement. Des responsables de la formation, principalement au sein de grandes entreprises (plus de 500 collaborateurs), et des prestataires de formation ont répondu à ces questions.

 

« Ici et maintenant » semble être le mot d’ordre des professionnels du L&D. Bien que 75% affirment disposer d’une politique stratégique en matière de formation, cette politique n’est axée que dans à peine 26% des cas sur l’amélioration continue, lors de chaque changement. Ces professionnels se considèrent surtout comme des analystes des besoins de formation, des consultants internes et des acheteurs de formations, beaucoup moins comme des coachs ou des conseillers dans le cadre de la carrière des collaborateurs. L’impact de la formation fait généralement l’objet d’une mesure, mais cette dernière se limite souvent à une enquête de satisfaction. Le résultat sur le lieu de travail est rarement évalué.

 

Le budget est souvent l’écueil majeur de la politique de formation. Le prix élevé est une des principales raisons pour lesquelles les entreprises n’achètent pas de formations externes. Pour 44% des répondants (15% l’année passée), le mauvais rapport qualité/prix est la raison invoquée. Les fonds sectoriels apportent une solution à cet égard. 14% des acheteurs se laissent aussi guider par les « subsides » lors de l’achat de formations. Les budgets d’autres départements ou le recours à des collaborateurs internes ne faisant pas partie du département L&D comptent parmi les autres sources de financement citées.

 

Les personnes qui travaillent depuis longtemps pour le même employeur et qui ne font pas partie du groupe des hauts potentiels voient leurs opportunités de formation diminuer de manière considérable. En effet, le groupe cible des formations se compose des nouveaux collaborateurs, des hauts potentiels et de la direction. Ainsi, les membres de la direction, qui représentent 10% des effectifs, utilisent un quart du budget réservé aux formations. En outre, bien que les entreprises emploient 70% de collaborateurs opérationnels, ceux-ci ne bénéficient que de 50% du budget. La situation est souvent encore pire pour les collaborateurs de plus de 50 ans.

 

Les formes de plus en plus diversifiées que prennent les formations sont à noter. Le parrainage et le mentorat, ainsi que le coaching personnel et en équipe, l’intervision et la supervision, les communautés de pratiques ou réseaux d’apprentissage et le Web 2.0 (blogs, Twitter, YouTube, Yammer…) enregistrent une forte progression.

 

Enfin, les formateurs semblent être bien informés de ce que les entreprises attendent de leur offre : un bon rapport qualité/prix, une grande flexibilité et des formes de travail adaptées. Toutefois, selon les responsables du L&D, ces prestataires ne parviennent pas toujours à répondre aux demandes de formation. Les responsables de la formation sont néanmoins plus satisfaits de l’efficacité des formations.